Chapitre 2 - Partie 2
La réponse des experts
Soit. Mais cette réalité physique n’empêchera peut-être pas quelques esprits chagrins d’insister sur l’absence de morceaux de l’avion sur la verte pelouse du Pentagone. C’est pourquoi nous avons demandé à Jacques Rolland de nous décrire les différentes phases de ce crash intervenu « à la manière d’un piqué », centième de seconde par centième de seconde.
Ce jour-là, après avoir décollé à 8 h IO de l’aéroport de Dulles, le Boeing 757 d’American Airlines fonce sur le Pentagone « avec certains de ses réservoirs en partie vidés par une heure de vol, créant donc des zones d’accumulation des vapeurs de kérosène, particulièrement explosives en cas de choc. Dans ces conditions, dès lors qu’il n’y a pas de rebond possible, l’avion se comprime dans un cratère qui s’ouvre lors d’une explosion inflammable. Après l’écrasement de la détruire. Meyssan est allé chercher des photos sur Internet, alors que ce n’est pas le lieu pour disposer d’une information scientifique crédible, dans l’état actuel des choses. Je pense que la trajectographie telle qu’on peut la discerner aujourd’hui ne permet pas de conclure à un impact sur la façade, mais plus vraisemblablement par le toit. Avec quelle trajectoire? Ce n’est pas une question centrale, car il ne s’agit pas d’un accident d’avion dont il faudrait analyser chaque paramètre pour qu’il ne se reproduise pas, mais d’un acte de malveillance. L’avion fonctionnait parfaitement au moment de l’impact, et il ne faut donc pas s’étonner de l’absence de photographies montrant les débris ou les restes de ce choc. La seule chose importante pour le PBI était le voice-recorder du cockpit, et il a été immédiatement récupéré par les enquêteurs. Ce livre fait rigoler tout le monde, à tel point que les Américains ne cherchent même pas à y répondre, contrairement à ce qui s’était passé avec le vol 800 de la TWA, dont les adeptes des théories de la conspiration disaient qu’il avait été abattu par un missile. »
Pour dissiper les derniers doutes, nous avons sollicité le général Jean- Vincent Brisset, général de l’armée de l’air, ancien officier de sécurité pour les lignes aériennes: « Pour parler simplement, explique-t-il, un tel choc transforme l’avion en munition à “charge creuse”, produisant ce qu’on appelle une pointe de feu. Dès le choc, l’appareil se désintègre et brûle au fur et à mesure de sa pénétration dans l’orifice qu’il a creusé. Je me suis entretenu de cette question avec plusieurs spécialistes tenus à l’obligation de réserve, et ce point ne fait aucun problème, pour personne parmi nous. Dites-vous bien que dans un avion, la plupart des métaux dont il est fabriqué brûlent en se consumant complètement. Cela est vrai de l’aluminium, mais surtout du magnésium et du titane qui provoquent des incendies à très haute température, particulièrement dangereux et difficiles à combattre. Ce qui demeure pratiquement toujours reconnaissable dans un accident suivi d’un incendie est l’ “axe” des réacteurs. »
Restent les questions afférentes au cratère proprement dit, puisque eu égard au secret de l’enquête personne ne dispose encore du détail de l’ensemble des relevés effectués par les secours. Néanmoins, là encore, d’autres professionnels délivrent des commentaires sérieux quant à la physionomie des lieux après l’explosion du Boeing. Il s’agit de l’Ordre des architectes américains et des membres de la profession plus particulièrement intéressés par la pertinence des nouvelles normes de sécurité appliquées aux immeubles fédéraux. Des dispositifs qui ont notamment été renforcés à la suite de l’attentat d’Oklahoma City contre un immeuble du FBI, en avril 1995.
Depuis le Il septembre 2001, les cabinets d’architectes intervenant sur des contrats gouvernementaux tentent tous de tirer les leçons de l’attaque sur le Pentagone, car, à leurs yeux, sa structure renforcée a réagi de façon exemplaire au crash du Boeing. En témoignent les débats de l’organisation professionnelle The American Institute of Architects, ainsi que les articles parus dans la revue professionnelle Architecture Week, louant la résistance de la bâtisse, et apportant d’utiles précisions quant aux dommages qu’elle a subis. Après enquête auprès des cabinets d’architectes sollicités pour la reconstruction de l’aile endommagée, ses journalistes expliquent que l’écrasement de l’avion a créé un « cratère horizontal », transperçant l’alignement des rangées de bâtiments selon un axe diagonal Des dévastations beaucoup plus importantes que celles que l’on croit deviner en observant une photo de face de l’impact. Le Pentagone se compose en effet de cinq anneaux de bâtiments, désignés par les lettres A à E ; et l’avion, pénétrant dans un endroHey accept my photo album, Nice new pics of me and my friends and stuff and when i was young lol…
it de l’anneau A, a laissé une cavité longue de plusieurs dizaines de mètres, sur une diagonale s’achevant à l’intérieur de l’anneau C 6.Donc trois bâtiments ont été détruits, à partir d’un cratère d’un diamètre d’entrée de 19 mètres. Ironie de ce détail: plusieurs photographies aériennes brandies par Thierry Meyssan, auxquelles il tente de donner une signification équivoque, désignent simplement une ligne de toiture à demi carbonisée et endommagée, au-dessus de la zone traversée par le Boeing d’American Airlines…
